L’étranger séduit peu les étudiants poitevins

AntRugeon > Portfolio de journaliste > 2°) LES SUPPORTS > La Nouvelle République > L’étranger séduit peu les étudiants poitevins
Le service des Relations Internationales gère les dossiers des candidats au départ. Photo : Antony Drugeon (CC)
Service des relations internationales de l’université de Poitiers. Photo : Antony Drugeon (CC)

Casaniers, les étudiants de Poitiers ? Malgré l’opportunité que représente pareille expérience, les départs à l’étranger sont loin d’être systématiques dans les cursus des étudiants. Pourtant, les aides à la mobilité sont réellement incitatives.

Heureux qui, comme les 1017 étudiants de Poitiers (année 2008-2009), reviendront chaque année d’un long voyage à l’étranger. La découverte d’une culture et l’apprentissage d’une langue étrangère ne sont pas les seuls intérêts de la formule : « C’est un plus sur le CV », s’enthousiasme Christine Robuchon, responsable du service des Relations Internationales de l’université de Poitiers.

Tous les étudiants ne cèdent pourtant pas aux sirènes de l’expatriation sur les campus d’Angleterre, d’Espagne ou de Scandinavie, les destinations phares. Ce sont surtout « les étudiants en langue », sans surprise, qui font vivre les programmes de mobilité internationale, détaille Mme Robuchon. Les stages à l’étranger, avec 600 étudiants cette année, représentent la majorité des départs (contre 417 départs en université). Mais la formule peine à séduire en dehors des étudiants de l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises) et de l’IUT (Institut Universitaire Technologique).

« C’est surtout la motivation des étudiants qui fait défaut », déplore Mme Robuchon. Voire les enseignants qui les découragent, pour Annie Dubeau, responsable des RI à la faculté de droit. « Tous n’ont pas encore compris le sérieux de la démarche », explique-t-elle.

Pourtant, entre les aides à la mobilité, accordées par l’université, la région, l’Union Européenne, voire le département, et les aides accordées sur critères sociaux, le revenu mensuel peut facilement dépasser les 500 € par mois.

Partir, mode d’emploi

Dans chaque faculté, un correspondant du service des Relations Internationales renseigne les étudiants. Les étudiants intéressés trouveront une liste d’universités et d’entreprises partenaires. Ce qui ne dispense pas de chercher soi-même son stage ! Dossier à déposer avant mai, pour certaines universités. Attention, le TOEFL ou l’IELTS sont généralement exigés pour suivre des cours en anglais. La Maison des Langues permet de s’y préparer, et une UE libre « préparation à la mobilité internationale » immerge même dans la civilisation et la langue de destination, en 24 heures de cours. Plus d’info au CRIF, ou sur le site de l’Université de Poitiers.

Antony Drugeon, correspondant La Nouvelle République, le 17 novembre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *