Abbas au chevet du projet de gouvernement d’Union Nationale

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Le Hamas hésite à franchir le pas, l’Europe assouplit les exigences pour la reprise de l’aide internationale.

La constitution du gouvernement d’union nationale a subi un sérieux revers suite aux propos vendredi du porte-parole du Hamas annonçant que le mouvement ne participerait pas à un gouvernement reconnaissant Israël. Elle était pourtant la seule option permettant à la Palestine de recouvrer l’aide internationale, conformément aux conditions posées par le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union Européenne, Russie et ONU).

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, rencontrera donc des responsables du mouvement Hamas lundi ou mardi dans la bande de Gaza pour tenter de relancer les discussions sur la formation d’un gouvernement d’union nationale, a fait savoir un de ses collaborateurs : « Il dira au Hamas, ‘si vous voulez un gouvernement d’union, il faut accepter certaines demandes de la communauté internationale, voilà la seule façon de former un gouvernement d’union’ », a ainsi expliqué Saëb Erekat, proche conseiller d’Abbas.

Le président palestinien a précisé que si la formation d’un gouvernement d’union permettait une reprise des négociations de paix, celles-ci seraient confiées, côté palestinien, à l’OLP, qu’il préside également. En outre, tout accord serait ensuite soumis soit à un référendum soit au Conseil national palestinien. Mais le Hamas semble revenir sur les gestes d’ouverture qu’il avait consenti jusque-là. Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Mahmoud al Zahar (Hamas), est même allé plus loin: « C’est (reconnaître Israël, NDLR) la recette idéale d’une guerre civile car le peuple palestinien n’acceptera pas qu’on le prive de ses convictions »

De son côté, le Quartette assouplit ses exigences, du fait des pressions européennes, en venant de substituer les exigences strictes de reconnaissance du droit à l’existence d’Israël, renoncement à la violence et respect des accords passés, au simple « reflet de ces principes ».

Antony Drugeon, LIBERATION, le 25 septembre 2006

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