L’engagement associatif vacciné contre la crise

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Les adhérents contrôlent la direction de l’association Un hôpital pour les enfants, réunis ici en Assemblée Générale. Photo : Antony Drugeon (CC)
Les adhérents, ici réunis en Assemblée Générale, contrôlent la direction de l’association Un hôpital pour les enfants. Photo : Antony Drugeon (CC)

L’affluence des aspirants bénévoles a surpris l’association «Un hôpital pour les enfants» qui tenait son Assemblée générale mardi. La solidarité, une entreprise qui ne connaît pas la crise ?

Un an après le déclenchement de la crise économique mondiale, tenir une assemblée générale annuelle pourrait s’annoncer périlleux. Que nenni pour l’association Un hôpital pour les enfants.

“ Reproduire le temps passé en famille ”

Devant ses adhérents, mardi 20 octobre, l’ONG, qui accompagne les enfants hospitalisés au CHU de Poitiers, a certes reconnu une baisse de son budget pour 2008. Mais l’association a su se protéger, assure son président Michel Berthier : « [La crise], on ne l’a pas beaucoup vue, tant on a diversifié nos partenaires ».

Et de fait, Un hôpital pour les enfants sait trouver les arguments pour recueillir des fonds. L’association, reconnue d’intérêt général depuis 2000, permet à ses donateurs privés de se faire rembourser par l’Etat les deux tiers de leurs dons. Un statut que l’ONG doit à sa mission, qui en fait un « outil d’animation du territoire » selon Michel Berthier.

Animations, manifestations culturelles et ateliers divers contribuent à crever la chape d’éther dans laquelle sont plongés les enfants hospitalisés. « Avec les veillées par exemple, nous tentons de reproduire ce temps que la famille n’a pas avec les enfants », explique Aurélie Dessevres, directrice de l’association. A ce titre, les subventions publiques (collectivités locales, CAF, etc.) constituent l’essentiel des recettes de Un hôpital pour les enfants.

Un parapluie institutionnel qui protège ce travail de solidarité locale : l’association cherche même à élargir ses effectifs. Uniquement à de nouveaux bénévoles, toutefois. « Le seul moyen de démultiplier les actions », explique Michel Berthier.

Antony Drugeon, correspondant la Nouvelle République, le 23 octobre 2009

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