Juste une étudiante, la myopathie en plus

AntRugeon > Portfolio de journaliste > 2°) LES SUPPORTS > La Nouvelle République > Juste une étudiante, la myopathie en plus

Ludivine Foulatier étudie malgré sa myopathie, grâce à l’aide de Noémie Jean et de Camille Goudeau. Sans oublier Voyou. Crédit photo : Antony Drugeon
Ludivine Foulatier étudie malgré sa myopathie, grâce à l’aide de Noémie Jean et de Camille Goudeau. Sans oublier Voyou. Photo : Antony Drugeon (CC)

Le téléthon ? « évidemment que je me sens concernée », murmure, souriante, Ludivine. Et pour cause. Dans le couloir de l’UFR de Lettres et Langues, la jeune fille de 20 ans se promène dans son imposant fauteuil roulant électrique. Et Voyou, son labrador. Myopathe, Ludivine Foulatier n’en est pas moins une étudiante – presque – comme les autres de 2e année d’arts du spectacle.

« Il a tout de même fallu qu’on se voit attribuer une autre salle cette année », reconnaît-elle, mi-gênée, évoquant des ascenseurs impraticables avec son fauteuil. « Mais si dans les deux promos il devait y avoir quelqu’un comme moi », prévient-elle, mi-amusée, « il y aurait un problème ».  Mais s’il y a encore un cours à laquelle elle ne peut assister, faute d’accès, Ludivine constate avant tout une « amélioration, par rapport à l’an passé ».

Pas de sentiment de lassitude ou de révolte qui apparaisse dans la voix fluette de Ludivine. Mais de la reconnaissance, en revanche, envers Noémie et Camille. Les deux amies de la jeune fille remplissent le rôle de « tierce personne ». Une fonction d’assistante à la personne prévue par l’Université, que les deux camarades remplissent au quotidien. « Il faut l’aider pour les soins, pour prendre les cours, pour aller aux toilettes », précise Camille.

Un rôle indispensable au bon déroulement des études de Ludivine, et qui rappelle la difficulté à concilier une maladie génétique telle que la myopathie et les études. Difficile, mais pas sans être un défi. Lorsqu’on lui demande ce qu’elle veut faire plus tard, Ludivine répond sans inquiétude : « Je ne sais pas encore ». Comme tant d’autres, à 20 ans.

Antony Drugeon, correspondant La Nouvelle République, le 1er décembre 2009

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *