Controverse politique autour de parchemins de la Mer Morte

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Le gouvernement palestinien accuse le Canada de bafouer le droit international en accueillant une exposition de parchemins antiques provenant de la Mer Morte, a révélé vendredi 10 avril la presse canadienne.

Dans une lettre adressée au Premier Ministre Stephen Harper et signée par le Premier Ministre palestinien Salâm Fayyad et par Khouloud Daibes, ministre palestinien du tourisme et des antiquités, des responsables palestiniens au Canada dénoncent l’acquisition illégale de parchemins antiques par les autorités israéliennes dans la foulée de l’annexion de Jérusalem-Est en 1967.

« L’exposition impliquerait de montrer des objets extraits des territoires palestiniens », a ainsi déclaré à la presse canadienne Hamdan Taha, directeur général du département archéologique au ministère palestinien du tourisme et des antiquités.

Le Canada se voit reproché par la Palestine d’enfreindre au minimum quatre conventions internationales relatives au régime des biens culturels obtenus illégalement.

Les parchemins, écrits principalement en hébreu ancien, mais aussi en araméen et en grec, sont considérés comme une découverte archéologique majeure, qui établit un lien entre la « terre sainte » et le peuple juif remontant à l’époque de la destruction du second temple de Salomon, en 70 avant Jésus-Christ, et au-delà.

Les œuvres, découvertes en 1947 à proximité de Qumran, près du littoral nord-ouest de la mer morte (Territoires palestiniens), étaient initialement exposées au musée Rockefeller à Jérusalem-Est, sous contrôle jordanien alors, avant d’être incorporées au patrimoine archéologique israélien en 1967.

Pnina Shor, directrice du département du traitement et de la conservation des pièces à l’Autorité des Antiquités d’Israël, soutient quant à elle que l’Etat juif est le gardien légitime des parchemins de la mer morte.

Antony Drugeon, le 15 avril 2009

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